La fin d’un chapitre ..

On y est !

Ca y est.

Nous avons atteint le point que nous ne penserions pas atteindre. On a tenu bon. Et nous voilà dans les derniers jours de cette aventure qui aura duré neuf mois. Mon instinct m’aura presque trompé. Je ne pensais pas aller au-delà de février, et nous y voilà. Quand le 1er mars a sonné j’ai eu un petit soulagement. Petit parce que le jour même j’ai fini aux urgences.

Bébé est toujours bien au chaud, mais ça a été difficile. Je suis rentrée à la maison soulagée quand même. Et depuis j’attends et je guette les signes de son arrivée aussi imminente soit-elle puisque, à l’heure ou j’écris, il reste environ Huit jours jusqu’à la date présumée. En faite, officiellement, demain, le 9 mars c’est la « DueDate ».

Sachant que son frère et sa soeur on fait du +4 jours je me dis que l’espoir fait vivre … (^_^)

📷 © Liinekhally – Elegant-Story.com

Et puis les questions commencent à se bousculer dans ma tête. Depuis le rendez-vous aux urgences, depuis la visite chez l’anesthésiste, ca me trotte dans la tête, l’accouchement, le comment ça va se passer. J’ai confiance en les dispositions que l’on a prise y a pas de soucis, mais le moment commence à m’inquiéter. Ayant eu la péridurale qui s’était super bien passée pour ma fille, j’ai décidé pour mon fils que je l’aurais .. Et ce fut un regret immense, je suis restée « traumatisée ». Je me souviens du déclenchement. En faite je me souviens de tout dans les détails, on dit qu’on oublie les mauvaises choses avec le temps, rien que d’en parler je ressens une douleur immense.

C’était un jeudi, le 23 avril. Je suis arrivée à 8h du matin, mon compagnon m’a déposé. Il est partie emmener ma fille chez sa tata avant de me rejoindre. Je me souviens qu’ils m’avait déjà attribué une chambre, je me suis installée, et j’ai attendu mon compagnon. Je devais me rendre en SIG (surveillance intensive de grossesse) comme je l’avais fait à chaque fois durant chaque rendez vous. Il était 9h30/10h. J’étais à jeun (..et énorme) et je devais attendre le rendez vous avant de savoir si je pourrais avoir mon petit déjeuner. Mon col n’était franchement pas bon pour un declenchement dans la minute, on m’a donc posé un tampon de PROPESS. C’est ce produit que l’on insert au niveau du col, il chauffe bien comme il faut et après une demi-heure/une heure à chaque fois que vous allez aux toilettes vous avez une sensation de chaleur, ça fait tout bizarre. On m’a autorisé à prendre mon petit déjeuner et on m’a contrôlé environ toutes les deux heures. J’avais pas l’impression qu’il servait à grand chose leur produit surtout qu’on m’avait vanté les mérites et chez moi, à 21h il n’y avait toujours pas de côté positif … Fatiguée, au bout du rouleau, quand la sage femme m’a dit qu’on allait laissé les choses comme ça et qu’on reprendrait les tentatives le lendemain, j’ai compris que non seulement j’allais devoir attendre encore plus mais en plus et surtout ma fille vivrait son troisième anniversaire toute seule chez mon amie. J’ai fondue en larmes. J’étais dans tout mes états. Mon compagnon est resté avec moi, toute la nuit et heureusement. Durant la nuit j’ai senti un craquement. Je le savais, je l’ai compris de suite, ca y est mon corps se décidait à réagir. A 6h30/7h du matin je me suis levée et j’ai fais tout mon possible pour que ca bouge, la gym ball , la marche … tout .. Mon compagnon s’est réveillé m’a regardé et n’a pas trop compris ce qui se passait. Bref une sage femme est venue et je lui ai expliqué que mon col s’était ouvert. Elle ne m’a pas cru. Pour elle s’était autre chose. Il était selon elle impossible que je l’ai senti. On a donc était en salle de Contrôle et surprise … Mon col avait bien bouger de verrouiller on est passé à un peu plus de 2 direct. Les contractions y en avaient mais franchement je ressentais rien. on m’a donc autorisé à manger avant 9h max et on m’a promis le déclenchement sur les coups de 11h. On devait venir me chercher. 11h.. Personne. Trop d’accouchement à la fois. 11h30/12h, on décide de venir me chercher, on m’installe. me voilà dans cette pièce sombre ou je vais accueillir mon bébé. Je n’ai pas aimé l’atmosphère. Il faisait trop sombre, j’étais pas à l’aise. On m’a posé la perf’, on m’a posé la poche de produit pour les contractions et on m’a dit que pour la péridurale il serait là d’ici une heure-une heure et demi. Mon compagnon toujours à mes côtés a bien senti que je n’étais pas à mon aise, il a essayé de me faire rire, de me passer le temps et compagnie, il a été d’un énorme soutien parce que seule j’aurais pas pu le faire. Les contractions se sont enchaînées, douloureuse mais encore supportable. J’ai eu ce qu’ils appelaient la péridurale sur les coups de 13h30/14h. Ca a été le moment le plus difficile. Je crois que j’aurais finalement préférer ne pas avoir le temps de la faire. Je me suis retrouvée assise au bord du lit, contractions douloureuse, adrénaline au max, tremblante à me faire engueuler parce que je ne contrôlais pas mes tremblements, et parce que je demandais de l’aide à la sage-femme, je lui ai demandé de me tenir. Il m’a loupé trois fois en me rappelant que c’était de ma faute vu ma graisse et mon manque de contrôle. Moi je lui ai rappelé, quand il a eu fini, que si il était incompétent j’y étais pour rien. En effet, il m’a loupé et j’ai eu un an de séquelles, encore aujourd’hui parfois je ressens une douleurs, et quand j’ai vu l’anesthésiste de l’hôpital ou je suis actuellement suivi et qu’on en a parlé quand il a touché j’ai eu mal. Bref, Péridurale inefficace puisque malgré le produit les contractions étaient là. Je vous passe la pose du monito après ou la sage-femme ne trouvait plus le coeur du bébé alors que je lui répétais qu’il était descendu et que je l’avais senti, elle m’a fait quand même baliser durant de longues minutes, parce qu’il est horrible pour une mère de ne plus entendre le coeur de son bébé battre et j’ai fini en larmes … 2h30 mon compagnon est revenu il m’a retrouvé dans un état horrible, une boule de nerfs, fatiguée et au fond du trou. Et à 3h, ces douleurs qui ne s’estompaient pas, intense, elles me brisaient littéralement, l’impression qu’on me broyait le bassin. On a appelé la sage femme une dizaine de fois pour elle c’était dans ma tête .. et ça reste leur grande justification pour tout ça « C’est dans votre tête », je l’ai entendu bon nombre de fois .. En réalité non, la péridurale n’a pas fonctionné, ce que je ressentais c’était la tête de mon fils que mon corps instinctivement bloquait parce que j’étais seule sans sage-femme et que j’avais peur … Là où on sait que c’était bien des contractions c’est que j’ai eu des vertiges et la nausée j’étais dans le vague et selon mon medecin de famille c’est quelque chose de significatif. La douleur n’était donc pas dans ma tête. Elle a fini par venir sur les coups de 15h30. Je lui ai dit là j’ai mal, c’est pas dans ma tête et j’étais très énervée, comme si c’était une façon d’accueillir son bébé, énervée avec l’envie de frapper tout le monde … (lol) Quand elle a fini par venir voir .. Coucou c’est ma tête qui est presque dehors … Mon fils était bien là, bien engagé, ses cheveux bien visible … Je ne l’avais jamais vu s’affoler la sage-femme bizarrement là … 9 minutes plus tard, mon bébé est arrivé et j’ai fais semble-t-il une petite hémorragie dont on s’est bien gardé de nous parler ( et qui aurait pu me couter la vie puisque dans les jours qui ont suivi j’ai faillit tombée dans le coma, ayant perdu trop de sang, n’ayant eu aucun suivi, aucun médicament comme je l’avais demandé au préalable sachant mes soucis je n’ai pas su me réveiller un matin… ), Je suis revenue en chambre quand ils ont eu le temps de m’y amener. sur les coups de 18h30. J’ai au moins eu le temps de la « tétée de bienvenue »  comme j’aime l’appeler. Ils ont aussi faillit déclaré mon fils « sexe féminin » , j’étais fatiguée et heureusement que j’avais encore de la jugeote et un peu d’énergie pour m’en apercevoir… Elle me demande encore si je suis sure … hé bien comment dire …. Je vous jure c’était digne d’un film. Je suis donc retournée en chambre, et je leur ai dit de me foutre la paix jusqu’au lendemain au moins. Heureusement mon petit rayon de soleil, ma fille, est venue avec son papa quand je suis retournée en chambre. Ça m’a fait un bien fou.

Quand j’étais donc dans le nouvel hôpital ou je suis suivie pour mon troisième bébé , je leur ai expressément parlé de mes craintes, de ce que j’ai vécu, de ce que je voulais mais surtout de ce que je ne voulais plus. Et j’ai eu l’impression d’être rassurée, d’être mise à l’aise. Jeudi dernier on m’a d’ailleurs dit qu’avant de penser péridurale on proposait d’autres alternatives face à la douleur. Allant de la marche, en passant par le ballon, les cordes suspendues jusqu’au gaz hilarant .. L’idée me plait. Ils me proposeront le bain aussi puisque oui, ils disposent de salles « nature ». Ils proposent aussi une péridurale à injection unique donc une seule injection sans rien laisser brancher, une piqûre et c’est régler plus invasif car faite plus profondément mais pas de retrait ça s’estompe vite. La liberté de mouvement semble importante pour eux et le côté naturel surtout. Ils ont d’ores et déjà prévu les traitements qu’il me faudrait et tout un suivi durant le séjour que ça soit pour moi ou mon bébé, pour être sur que ce qui s’est produit pour mon fils comme pour moi ne se reproduise pas encore cette fois et qu’on finisse pas avec un diagnostique du style « C’est grave et ça risque de lui coûter la vie ». Je suis du coup assez confiante et j’ai pas hâte d’accoucher mais je me dis que ça ne peut pas être pire que ce que j’ai déjà vu, ils ont l’air bien plus compétent, bien plus présent et je n’en ai entendu que du bon.

Il nous reste 8 à 10 jours où tout peut arriver, ou mon bébé peut naitre,

8 jours.

8 longs jours.

Et je dois l’avouer j’ai hâte d’un côté.

J’ai beaucoup de regrets quand à la rapidité avec laquelle cette grossesse est passée et je pense que je vais pleurer une paire de fois une fois bébé dehors, mais je vais recommencer l’aventure de l’allaitement, les câlins, ressortir, traîner des heures chez ma meilleure amie, redormir sur le ventre et pouvoir utiliser ma nouvelle poussette (bah quoi ça compte non ?! lol 4 mois qu’elle est rangée dans l’entrée et que le cosy et la nacelle attendent 🙂 )

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