Lifestyle | maternité

Le terrible two .. comment ça se gère ??!

27 février 2020

et voilà, les deux ans de nousch arrivent et nous sommes en plein dans cette période que chaque parent redoute … Le terrible two.

Elle a eu les prémices, il y a déjà quelques mois, on s’est dit qu’on allait être tranquille mais ce n’était finalement qu’un aperçu de ce qui nous attendrait plus tard.

Ça à commencé tout bêtement, au détour d’une demande de sa part que j’ai refusé. J’ai refusé, catégoriquement en lui expliquant que moi je préférais faire autrement et là …. là … ça a été le drame. Elle s’est jetée au sol, sur d’elle, en criant non a tue tête et en tapant le sol. >Je me suis sentie un peu démunie mais je me suis souvenue de ce que sa pédiatre m’avait dit quelques semaines auparavant :

  • Plus vous ignorerez, plus la crise sera courte, elle se lassera de ne pas être le centre du monde, il faut tenir bon.

Je l’ai donc laissé faire, je gardais un oeil sur elle pour pas qu’elle se blesse mais voilà, la voir en crise m’a brisé le coeur quand même. Il parait qu’on y passe tous et tout les enfants, et là dessus je dois le dire je ne suis pas vraiment d’accord. Mes deux premiers ne l’ont jamais fait. Cela étant dit ma grande était toujours avec moi et pas contrariante, mon fils était très discret, on ne l’entendait pas, il n’a jamais fait paraître ses émotions, et je pense que c’est pour cela que je n’avais jamais connu ça avant.

Je crois que c’est la première fois que je me suis retrouvée comme ça, dans un tel état émotionnel que j’ai du appeler le papa à la rescousse. J’étais démunie. D’ailleurs le lendemain j’ai laissé les enfants au papa et moi je suis partie m’aérer parce que j’ai été frustrée de ne pas savoir gérer.

Aujourd’hui, rendez vous chez le pédiatre pour sa visite des deux ans. On revient la dessus, je lui explique qu’en ce moment c’est déjà pas facile avec ce que l’on traverse personnellement niveau santé mais alors devoir gérer les larmes, les refus catégoriques et les non de la demoiselle dès le matin c’est sportif … Elle m’a sourit en me disant que ça irait, c’était juste un mauvais moment, une mauvaise période mais que ça passerait. Elle m’a rappelé de tenir bon , en ce moment, pour les mois à venir et surtout d’une manière générale c’est très important de tenir le cap. Mais c’est quand même pas une partie de plaisir. Tout va bien et d’un coup elle se jette au sol. Je crois que le pire c’est quand elle l’a fait en magasin, a la caisse. Elle était assise par terre, la caissière m’a regardé et m’a félicité pour le calme dont je faisais preuve. Elle m’a demandé si ça durait longtemps en général et comment je faisais vu qu’elle était en plein dedans aussi avec son fils, je l’ai regardé en souriant je lui ai dis que d’ici le paiement accepté se serait fini, suffit d’ignorer … Elle regardait ma fille, et en effet, elle s’est arrêté d’elle même …

Ce matin elle me l’a fait aussi. Elle s’est réveillée de travers, et des le pied posé au sol elle s’est mise a pleurer, elle est venue me voir a la salle de bain en pleurant, elle m’a fait un câlin, toujours en pleurant, je lui ai demandé si elle voulait un petit déjeuner, elle pleurait toujours en me disant non. J’ai fini de me laver, de m’habiller elle s’était déjà jeté au sol deux fois en criant non. J’ai ignoré. Je lui ai dit que la j’allais prendre mon petit déjeuner, et que je l’invitais a venir aussi, elle pleurait toujours assise par terre a la salle de bain, je l’ai laissé, je me suis rendue dans la cuisine, elle est restée environ cinq minutes seule assise à pleurer puis elle m’a rejoint en reniflant. Et là à peine ai-je dis « Tu veux manger quoi ? Choisis! » qu’elle s’est remise à hurler de plus belle en criant non. Je lui ai dis d’accord mais moi je prends mon petit déjeuner, tampis pour toi si tu ne veux pas. Et ça a continué. Une fois mon café fait, elle était toujours assise et elle pleurait de plus belle … Je lui ai dit que c’était la dernière fois que je lui proposais un petit déjeuner après quoi il faudrait qu’elle attende qu’on soit rentré du rendez vous .. et là elle s’est levée, elle a arrêté de pleurer instantanément, elle a ouvert son tiroir perso et m’a dit « Biberion et cocha! » et voilà.. une crise supplémentaire passée et enterrée. Elle s’est installée au canapé devant les dessins animés et on ne l’a plus entendu. La pédiatre l’a trouvé très agréable, elle a rien dit, elle a papoté … Elle n’imaginait pas qu’une heure et demi avant j’avais du faire face à ce petit monstre entêté …

Quand les mamans me demandent comment je fais pour rester impassible j’ai envie de leur dire que ce n’est pas si simple, je ne suis pas impassible, je me préserve et je la préserve. Si je me laisse déborder ce n’est ni gagnant pour elle ni gagnant pour moi, et je brise notre relation, je brise la confiance qu’elle a en moi, je pense que je serais un monstre de mettre une fessée alors qu’elle a juste besoin de s’exprimer, de s’affirmer et puis moi je ne marche pas à la fessée. Chez nous je ne tolère absolument pas qu’on lève la main sur nos enfants. C’est banni. Oui on en est pas mort nous des fessées, mais je refuse, pour me souvenir de ce que ça fait, de le reproduire parce que je sais ce que l’on ressent, je privilégie la parole avant tout, je crie des fois enfin souvent, mais on finit toujours par discuter après et exposer chacun ce que l’on pense. C’est vrai qu’il faut avoir les nerfs solides quand on comprend pas ce qui se passe. Elle a besoin de décharger ses émotions, comme nous, enfaite je me rassure beaucoup en me disant que c’est normal et que chaque crise passée est une crise en moins à gérer. C’est un peu comme quand j’avais les contractions, je me disais à chaque contraction passée que c’était une contraction passée, gérée et qu’elle me rapprochait de ma fille. Je fonctionne toujours comme ça quand je suis confrontée à quelque chose de désagréable, je vois le verre à moitié plein..

Heureusement, le papa est aussi beaucoup plus investit et beaucoup plus présent avec les enfants, et quand on est deux à gérer une crise c’est beaucoup plus simple aussi.

A toutes ces mères qui y passent, qui se sentent au bout de leur existence, à celle qui pensent qu’elles sont nulle … Je vous arrête de suite, vous êtes de superbes mères , vous faites de votre mieux et surtout ne lâchez rien. On banalise trop ces moments difficiles et on balance trop aux mères qu’elles doivent arrêter de se plaindre et qu’elles l’ont voulu. Parce que ces moments sont très difficiles. Voir son enfant, si petit, dans un état que je qualifie de transe moi, c’est terrible. On a pas de solution. Et il n’y a rien de pire que de se sentir démunie et de n’avoir aucun soutien…

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